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Bien manger, c’est le début du bonheur ! Et c’est d’autant plus vrai lorsqu’on passe des journées entières sur la selle (comme sur les voyages à vélo de 2 à 25 jours de notre coffret Recto Verso). En bikepacking, l’alimentation et l’hydratation sont souvent négligées, ou au contraire, élevées au rang de science archi-complexe… Mais il existe une voie dans laquelle vous pourrez vous faire plaisir sans vous prendre la tête !
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En général, en bikepacking, on ne prend pas de réchaud avec soi pour rester minimaliste. Mais pas d’inquiétude : on peut très bien voyager léger, bien manger et se débrouiller avec ce qu’on trouve en route, sans devoir casser son PEL pour autant. Mais connaître les bonnes notions en alimentation et en hydratation vous permettra de passer un meilleur voyage, de vous lever le matin en vous sentant rechargé, et vivre le moins de coups de pompe possible !


Quel que soit le type d’effort consenti, un engagement sportif nécessite de l’énergie sous plusieurs formes.
Attention, ce petit point théorique est archi-simplifié, et doit juste vous donner une idée du fonctionnement du corps à l’effort si vous n’avez aucune notion en la matière.
L’eau est votre alliée indispensable ! Manger davantage ne vous sauvera pas si vous êtes déshydraté. Si certains sportifs et voyageurs aiment “booster” leur eau avec des additifs, n’importe quelle eau (même du robinet) comprend déjà des apports en sels minéraux qui vous seront bien utiles pour combler vos dépenses.
Le bikepacking, ce n’est pas un ultra-trail ou une étape du Tour de France ! Inutile de sortir la calculette pour définir vos apports. Votre objectif est de tenir longtemps, sur plusieurs jours, en restant bien dans votre corps. Et cela peut se faire avec ce que vous aurez sous la main – le maître mot, c’est la sim-pli-ci-té !

Commençons par le plus important : buvez régulièrement, et pas seulement lorsque vous avez soif !
Pour que le corps fonctionne bien, on préconise :
Ajustez en fonction de votre ressenti personnel.
Un bon indice pour savoir si vous buvez assez : si vous n’avez pas envie de faire de pause pipi, alors vous devriez boire davantage ! Pire encore si vous voyez des petits maux de tête apparaître en fin de journée ou une sensation de brûlure quand vous urinez.
Enfin, buvez aussi après votre journée de vélo. Que vous soyez en bivouac ou dans un habitat “en dur”, continuez à siroter des gorgées d’eau régulièrement en soirée pour assurer une bonne réhydratation.


L’eau étanche votre soif, mais peut aussi être chauffée le soir si vous utilisez un réchaud ou des plats lyophilisés, utilisée pour vous laver les mains, etc.
Faire du vélo vous fera rencontrer davantage de points d’eau sur la route, donc l’enjeu est surtout de remplir souvent vos bidons, y compris juste avant la fin de votre journée. Si vous partez pour des contrées plus isolées, pas le choix : augmentez le litrage !


Voilà une liste des principaux points d’eau à votre disposition...
Attention, elles ne produisent pas toutes de l’eau potable !
Les panneaux “eau non potable” signifient surtout que l’eau n’est pas traitée. En montagne, vous avez de grandes chances d’avoir de l’eau de source de bonne qualité, mais on n’est jamais sûrs de rien.
Les fontaines ornementales sont à proscrire : elles utilisent généralement un circuit fermé avec une pompe.
L’eau des cimetières provient quasiment toujours d’un robinet raccordé au circuit d’eau de la commune. Donc pas de panique si vous ne voyez pas de panneau “eau potable”, elle est bonne !
Servez-vous toujours avec respect pour les visiteurs et pour le calme du lieu.
Si c’est demandé poliment, tout le monde devrait accepter de vous remplir les gourdes. Et c’est l’occasion d’un petit café !
Elles proposent généralement des toilettes avec un robinet. Les employés peuvent être réfractaires (ce genre de commerces vend souvent de l’eau en bouteille) mais accepteront avec un peu d’argumentation.
Vous êtes en difficulté, il fait très chaud, c’est le dernier village avant une grosse portion d’inconnu ? Toquez à la porte d’une maison et soyez sympa.


Il est difficile de trouver des bases de données exhaustives sur les points d’eau, mais il existe plusieurs solutions qui deviennent puissantes lorsqu’elles sont croisées.
OsmAnd et Komoot ont toutes les deux des systèmes de recherche de POI (points d’intérêt), comme les toilettes publiques et les fontaines, et sont basées sur OpenStreetMap
Autres applications pratiques : FreeTaps, Park 4Night, Mon Eau…
On a vu fleurir des plateformes répertoriant le maximum de points d’eau, qui peuvent être croisées : Water Map, Owater, eau-cyclisme...
Des grandes villes comme Paris, Bordeaux ou Nantes ont cartographié l’intégralité de leurs points d’eau potable. N’hésitez pas à rechercher “point d’eau + nom de la ville” dans votre moteur de recherche pour tomber sur leurs bases de données. Autre ressource utile : Fontaines en ville, une plateforme collaborative qui répertorie les points d'eau à Lyon, Marseille, Paris, Strasbourg et Toulouse.
Notre conseil : ne passez pas trop de temps à préparer vos points de ravitaillement au kilomètre près – votre niveau de soif est très dur à anticiper. Ces outils sont en revanche précieux pour évaluer la densité de points d’eau sur certaines parties de votre trajet avant le grand départ !


Avec tous nos conseils ci-dessus, vous ne devriez pas avoir besoin de traiter votre eau contre les impuretés ou les bactéries. Mais si vous n’êtes pas sûr de vous ou que votre type de voyage l’impose, il existe quelques solutions : filtres portatifs, gourdes filtrantes, pastilles purificatrices...
Vous voulez en savoir plus ? On vous renvoie vers notre guide pour filtrer ou purifier votre eau en rando !


On vous encourage à toujours privilégier le tissu de commerces locaux – marchés, petits commerces, vente à la ferme. En plus de proposer de meilleurs produits, vous participerez au dynamisme des contrées que vous allez traverser.
Le grand classique en France. Ces ingrédients se conservent bien (la charcuterie doit être sèche pour ne pas poser de problème d’hygiène), et ces produits vous couperont la faim en plus d’apporter protéines, matières grasses et sucres lents. Privilégiez les pains complets ou à graines et les produits bio au maximum.
Gardez les fruits “frais” (pommes, prunes, pêches…) pour le soir : les fibres se digèrent mieux sans activité physique immédiate après ingestion.
Les fruits secs apportent une bonne dose de glucides et de fibres, sont digestes si on n’en mange pas trop et sont faciles à stocker. On conseille les abricots secs, les dattes, les figues séchées et certains pruneaux (avec modération).
Les bananes sont des fruits privilégiés par les sportifs : hyper pratiques, elles sont source de potassium et de vitamine B6, préviennent les crampes musculaires, et apportent une source très complète d’énergie.
Comme les fruits, ils sont importants pour l’équilibre alimentaire, contiennent beaucoup de vitamines mais sont aussi “pleins d’eau” et prennent de la place en route. Privilégiez un achat en fin de journée pour le dîner.
À consommer avec modération, ils sont toutefois agréables et peuvent vous apporter quelques sels minéraux, des glucides, voire même des fibres si vous choisissez des produits dédiés.
Très faciles à transporter et trouvables à peu près partout, elles sont source de protéines et d’Oméga 3. Privilégiez le maquereau et la sardine au thon, et essayez de vous diriger vers des marques bio et aux pratiques de pêche respectueuses de l’environnement.
Outre le pain, vous pouvez emporter de l’avoine ou de la semoule précuite : ces aliments peuvent se manger une fois mélangés à de l’eau froide (oui, oui !) et avec un peu de patience. Prévoyez de l’assaisonnement !
On reviendra sur l’alimentation “sportive” plus tard, mais les snacks habituels du voyageur (chocolat noir, noix, noisettes, “trail mix”) sont d’excellents pourvoyeurs d’énergie sous toutes ses formes. À consommer avec modération toutefois.
Les substances provenant de pois ou d’oléagineux (beurre de cacahuète, purée d’amandes, houmous) sont très riches et nourrissants, facilement transportables et permettent de couper une faim sans manger de gros volumes.
Un mix équilibré de toutes les options citées vous assurera du bonheur et de l’énergie sur la route. La clé, c’est la variété !

Le réchaud permet beaucoup de choses :
Il est également possible de bien cuisiner au réchaud !


Ces deux exemples sont très simples mais méritent toute votre créativité pour être améliorés. Tout est possible avec un peu d’organisation !
Pour trouver plus d'idées, vous pouvez vous tourner vers 2 livres de recettes de voyage qu'on a aimés chez Recto Verso : Food Rando, de Nicolas Leroux et Vélochef - Food for adventure, de Henrik Orre.
Règle numéro un : ne calculez pas les calories !
Notre corps consomme environ 2000 kcal par jour “de base”, on peut compter entre 2000 et 4000 kcal de plus par jour pour ce type d’effort long - donc ne faites pas l’économie d’une pause ravito ou pire, d’un repas. Mangez bien, écoutez votre faim et ça suffira !
Respectez le modèle suivant : 3 vrais repas + grignotage régulier.
Exemple d’une journée type :
Notre conseil : écouter sa faim – et lui donner ce qu’elle veut sans traîner !


Disons-le d’entrée : en bikepacking, la nutrition sportive n’est pas obligatoire.
Même si certaines journées peuvent être difficiles, le chrono n’existe pas ! Vous pouvez donc vous en passer, mais on peut y trouver des avantages en fonction de la situation.
Elles sont de toutes les formes et de toutes les couleurs, et ne se valent pas toutes. Leur meilleur atout reste leur aspect pratique : en avoir une poignée quelque part dans ses sacoches, c’est s’assurer d’arriver à bon port. Encore une fois, plus c’est bio, mieux c’est !
Si vous aimez manger des vrais ingrédients, passez votre chemin. Les gels sont à destination des sportifs d’endurance à très haute intensité (cyclistes pro, marathoniens, ultra-traileurs) et sont faits pour être avalés régulièrement pendant l’effort. Vous risquez surtout de vous donner un gros coup de barre après un pic de glycémie qui ne vous sera pas utile !
Certaines marques comme Meltonic ou Holyfat proposent des “pâtes”, soit à base de miel, soit de matières grasses de qualité, pour vous donner une énergie moins centrée sur les sucres rapides.
Ces pastilles qui se diluent dans votre gourde d’eau sont censées apporter les électrolytes essentiels (sodium, potassium et magnésium) pour compenser les pertes liées à la transpiration, et assurer une meilleure hydratation.
Dans les faits, on vous conseille surtout de boire beaucoup d’eau. Les eaux minérales et les eaux de source pétillantes dédiées (type Saint-Yorre) vous donneront le même type de sels minéraux, mais consomment du plastique. L’eau courante, bien que moins chargée, en possède également.
Vous avez envie de cuisiner ? Vos parfums préférés ne se trouvent pas dans le commerce ? Il existe plein de manières de fabriquer ses propres barres ou “energy balls” chez soi !


Votre meilleure alliée – elle est pourtant remplie de pièges. Privilégiez un bon morceau de pain aux graines ou un sandwich complet que plein de viennoiseries grasses et peu nutritives… Même s’il n’y a pas de mal à assouvir sa gourmandise !
Vous y trouverez les meilleurs ingrédients, et vous vous assurez d’une production locale si vous choisissez bien vos stands. Pas la meilleure option pour trouver quelque chose de tout fait… Mais c’est l’occasion et de découvrir des spécialités du coin !
L’endroit le plus pratique, on y trouve de tout : pain, fruits, chocolat, biscuits, laitages… Mais ces supérettes sont rarement le temple du bio et du local.
Si elle reste un endroit mythique pour les pratiquants du cyclisme longue distance, la station-service n’offre souvent que des sandwiches, des snacks industriels et des boissons hors de prix. Elle reste une option de sauvetage et comprend souvent des toilettes avec robinet d’eau.
Nos astuces :


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Journaliste indépendant, ancien directeur des contenus Recto Verso / Les Others. Ce breton fan de bikepacking vous partage ses meilleurs conseils pour partir à l'aventure, surtout à vélo. Donnez lui du café et ça roule - dans tous les sens du terme.
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